Portrait de Kevin Dieudonné, ouvrier à la Commune d’Attert

Générique de Compass TV & CRF (Conseil Régional de la Formation)

CRF présente : « Egalité des chances AWIPH Portrait Kevin Dieudonné Commune At…)
Une musique douce, un paysage rural. Une camionnette de couleur claire s’approche et s’arrête devant la caméra. On y lis « Commune d’Attert, Service Travaux ». 2 personnes en descendent. Le second referme la porte et se présente :

« Bonjour, je m’appelle Kevin Dieudonné. Je travaille pour la commune d’Attert, Service travaux. »

Kevin reprend : « Avec ma maman on a été voir Julie pour un travail pour la commune d’Attert, voilà. »

On voit maintenant Julie Peters, Jobcoach – Service d’Accompagnement SESAME. Elle prend la parole :

« J’ai rencontré Kevin il y a plus ou moins un an et demi, au sein du service d’accompagnement SESAME, pour lequel je travaille et où je suis job-coach.
Je l’ai rencontré avec sa maman.  Et Kevin recherchait un travail. Il voulait absolument travailler à  la commune d’Attert et rien d’autre. »

(Kevin et ses collègues ont contourné la camionnette et on les voit maintenant sortir des sacs du coffre de la camionnette)

(On voit ensuite Julie se diriger vers un bâtiment, qui doit être le bâtiment de la commune d’Attert. Elle reprend son récit 🙂

« Et j’ai pris contact par la suite avec le bourgmestre de la commune pour voir ce qu’il était possible de faire avec eux. »

Un homme l’accompagne, lui ouvre la porte. Il s’agit de Patrick Raurch, Responsable Ressources humaines.

(On le revoit dans le jardin attenant au bâtiment. Il explique ☺

« Donc Julie est venue rencontrer le bourgmestre et celui-ci m’a invité à rencontrer Julie pour qu’elle m’explique le projet.
A ce moment-là, j’étais emballé, dans le sens qu’une intégration d’un handicapé, on en avait essayé déjà  plusieurs sur la commune. Donc ça m’intéressait d’avoir au niveau ouvrier quelqu’un.
Parce que c’était pour moi beaucoup plus important que quelqu’un qui est plus administratif. Je veux dire : c’est quelqu’un de terrain. »

Pendant ce temps, on voit Kevin, accompagné d’un collègue. Armés d’une pince, ils ramassent des détritus en bordure de route et les jettent dans un sac poubelle. Un 3ème ouvrier vient les rejoindre.
Kevin jette quelque chose dans le sac poubelle.

(C’est Julie, la job-caoch, qui reprend la parole 🙂

« Nous avons discuté longuement mais on a trouvé une solution : c’était le contrat d’adaptation professionnelle, qui est un contrat d’apprentissage pour un 1er emploi. »

(Pendant ces explications, les ouvriers continuent leur travail, et ramassent papiers, canettes et bouteilles plastiques vides, qu’ils jettent dans un sac poubelle.)

Kevin reprend la parole :

« On a ramassé les papiers et les cannettes.
Et après s’il y a des trous, on met du tarmac.
Et on débouche les avaloirs.
Et après on taille les haies. »

Julie reprend :

« Après la mise à l’emploi proprement dite, je fais tout ce qui concerne le maintien à l’emploi de Kevin :
Je vais l’aider à conserver son emploi et être un peu le facilitateur de contacts entre toutes les parties, donc avec ses collègues et avec l’employeur mais aussi avec Kevin dans des tâches un peu plus administratives qu’il a à réaliser pour son travail. Par exemple c’est de me rendre sur son lieu de travail, sur le terrain, voir comment il s’en sort avec son collègue. Voir comment il s’en sort pour réaliser les tâches, les difficultés qu’il peut avoir.
Comme au début : il n’arrivait pas à utiliser certaines machines. Il a fallu un apprentissage pour Kevin et en collaboration avec son tuteur, on a parlé beaucoup des choses que Kevin savait faire, qui posaient problème et limiter certaines choses qui lui étaient impossibles à faire. »

Kevin est venu s’asseoir à côté de Julie, sur un banc. On les voit tous les deux en train de discuter :

Julie : « A part avec Pascal, tu travailles où, avec qui? »

Kevin : « Attends. »

Julie : « Tu travailles encore avec Gilbert? »

Kevin : « Oui. Il est blessé, Gilbert. »

Julie poursuit :
« On a aussi beaucoup discuté sur les relations avec les collègues, voir comment ça se passait avec Kevin. Et apparemment Kevin a une bonne intégration. »

On revoit les 3 hommes en train de ramasser des détritus et Kevin reprend :

« Je me plais bien à la commune d’Attert, parce qu’ils sont très gentil avec moi. Ils me demandent de faire quelque chose, eh bien je le fais. ». On lit de la fierté sur son visage.

Julie explique encore :

« Et donc mon travail peu à peu ne sert plus à grand-chose, parce que Kevin s’en sort très bien dans ses tâches maintenant. »

On voit Julie et Kevin, de dos, assis sur le banc au milieu de l’herbe. Julie le regarde et sourit. Elle commente :

« On sait ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire. Au niveau de l’intégration plus collègues, patrons, etc. Il n’y a aucun problème. C’est une intégration réussie pour toutes les parties, je pense. »

On revient sur le responsable ressources humaines de la commune, qui commente, fièrement aussi :

« On a osé. Pour nous c’est une réussite, vraiment. Merci à Kevin parce que le travail qu’il effectue, c’est quand même un travail assez dur. Il est tous les jours dehors le long des routes et tout. Et ça fonctionne.

Et notre bonheur aussi ça a été de voir comment le combat de la maman de Kevin a abouti.
Je vous prie de croire que l’on a eu des larmes aux yeux quand la maman est venue et nous a regardés, elle a dit : « il est engagé ? Comme ça, il est engagé ? Ca y est, j’ai réussi ? ».
Eh bien oui Madame Kevin est chez nous, il est dans notre équipe et on en est bien content.

Et il je crois qu’il y sera encore puisque c’est sa maison comme il dit. Voilà, pour nous c’est une réussite vraiment totale. »

Pendant tout ce temps, Kevin et ses collègues ont poursuivi leur travail de nettoyage des abords de la route.
On voit un panneau de signalisation indiquant « Attert », sur fonds d’arbres dénudés.

La musique douce du début reprend, les ouvriers s’éloignent le long de la route, l’image devient floue. L’un d’eux se retourne pour faire un signe de la main. Une voiture passe.

L’image disparaît, et on entend la musique du générique, avec la mention « Une production réalisée par le Conseil régional de la Formation CRF ».